Vous gérez une PME à Béthune, Lille, Lestrem ou dans les Flandres, et vous avez l'impression de payer trop d'impôts. C'est souvent le cas. Beaucoup de dirigeants se retrouvent à des taux marginaux de 41 ou 45%, alors que des stratégies légales permettraient de réduire sensiblement leur charge fiscale chaque année.
Voici les 4 leviers que je mets le plus souvent en place avec mes clients dirigeants dans le Nord - Pas-de-Calais. Ce ne sont pas des astuces. Ce sont des outils reconnus, encadrés par la loi, et souvent mal exploités faute d'un conseil vraiment indépendant.
1. Le Plan Épargne Retraite (PER) : l'outil numéro un
Le PER permet de déduire vos versements de votre revenu imposable, dans la limite d'un plafond calculé sur vos revenus professionnels. Pour un travailleur non salarié (TNS), ce plafond est particulièrement avantageux : il peut atteindre 10% du bénéfice imposable plus 15% de la fraction comprise entre 1 et 8 fois le PASS. Concrètement, un dirigeant avec 150 000 euros de revenus peut déduire jusqu'à 35 000 euros par an.
Exemple concret : un dirigeant avec 150 000 euros de revenu imposable et une TMI à 41% qui verse 30 000 euros sur son PER réalise une économie d'impôt immédiate de 12 300 euros. L'argent reste investi, il ne disparaît pas.
L'argent est disponible à la retraite (sous forme de rente ou de capital), potentiellement dans une tranche marginale d'imposition plus basse. Le PER est souvent l'action avec le meilleur rapport effort/économie. Pourtant, beaucoup de dirigeants n'en ont pas, ou ont des contrats sous-performants proposés par leur banque.
2. Salaire ou dividendes : l'équation à recalculer chaque année
C'est la question qui revient le plus souvent en rendez-vous. Et la réponse change selon votre statut, votre situation personnelle, et vos objectifs.
- Pour un gérant majoritaire de SARL (TNS) : les dividendes qui dépassent 10% du capital social sont soumis aux cotisations sociales. Prendre trop de dividendes peut coûter plus cher qu'un salaire.
- Pour un président de SAS (assimilé salarié) : les dividendes sont soumis aux prélèvements sociaux à 17,2% ou à la flat tax de 30%. Selon la situation, les dividendes peuvent être plus avantageux.
- L'arbitrage dépend aussi de votre âge (vos droits à la retraite se constituent sur le salaire), de votre besoin de protection sociale, et de vos projets.
Il n'y a pas de réponse universelle. Ce qui est certain, c'est qu'une analyse faite une fois pour toutes il y a 5 ans n'est plus forcément valide aujourd'hui. Les règles évoluent, votre situation aussi.
3. La holding patrimoniale : capitaliser à 15% plutôt qu'à 45%
Si vous n'avez pas besoin de tous vos revenus pour vivre, payer de l'IR à 41 ou 45% sur des bénéfices que vous réinvestissez est un gaspillage fiscal. La holding patrimoniale permet de remonter les dividendes de votre société opérationnelle vers une société holding, quasi-exonérée de tax grâce au régime mère-fille (seulement 5% de quote-part de frais et charges), puis de réinvestir à l'IS à 15% ou 25% plutôt qu'à votre TMI personnelle.
C'est particulièrement intéressant pour :
- Les dirigeants qui dégagent des bénéfices supérieurs à leurs besoins de vie
- Ceux qui souhaitent investir progressivement dans l'immobilier ou les marchés financiers
- La préparation d'une cession d'entreprise (la holding peut recevoir le prix de vente et le réinvestir avec une fiscalité allégée)
La holding implique des coûts de structure (comptabilité, formalités juridiques). Elle se justifie à partir d'un certain niveau de revenus, généralement autour de 100 000 euros de bénéfices annuels. C'est un outil à calibrer au cas par cas.
4. La nue-propriété de SCPI : investir sans alourdir sa fiscalité
Pour les dirigeants dont la TMI est déjà élevée, percevoir des revenus fonciers supplémentaires est souvent contre-productif : ils sont imposés au premier euro dans votre tranche marginale, plus les prélèvements sociaux à 17,2%.
La nue-propriété de SCPI est une alternative méconnue mais très efficace. Le principe : vous achetez uniquement la nue-propriété d'une SCPI pour une durée déterminée (souvent 10 à 15 ans), avec une décote de 30 à 40% sur le prix plein. Pendant cette période, vous ne percevez aucun revenu, donc aucune imposition supplémentaire. À l'échéance, vous récupérez la pleine propriété sans fiscalité sur la plus-value liée au remembrement.
Un dirigeant à la TMI 45% qui investit 100 000 euros en nue-propriété de SCPI sur 10 ans ne paie aucun impôt sur ses "revenus" pendant cette période, récupère la pleine propriété valorisée à environ 165 000 euros, et aura placé son argent en vue d'une retraite ou d'une transmission.
C'est une stratégie puissante pour les dirigeants qui n'ont pas besoin de revenus immédiats mais qui veulent constituer un patrimoine de long terme.
Ces 4 leviers ne s'excluent pas : ils se combinent. Un PER + une holding + de la nue-propriété de SCPI, c'est une stratégie cohérente que beaucoup de mes clients dirigeants dans le Nord - Pas-de-Calais mettent en place progressivement.
La clé, c'est de partir de votre situation réelle : vos revenus, votre statut, vos projets, votre famille. Un bilan patrimonial permet de savoir lesquels de ces leviers sont pertinents pour vous, et dans quel ordre les activer.
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